Couloir de portes
A l’origine se projet consistait à réaliser 10 pièces gigognes. Comme des poupées russes, en ouvrant la première on trouve une seconde pièce, et ainsi de suite. Le projet a été simplifié en ne gardant que l’élément central, un couloir de portes.
10 portes sont installées sur une structure auto-portée, à un intervalle régulier de 35 cm. Lorsque le spectateur ouvre la première porte, il tombe nez-à-nez avec une seconde, et franchis ainsi successivement 10 seuils, tout en étant resté dans le même espace. Cette zone est d’autant plus contradictoire que l’ouverture successive des portes fabrique autour du spectateur un long couloir. Il est donc lui même acteur de ce changement architectural déstabilisant.
Selon les configurations d’installation, cette installation peut prendre plusieurs sens. Lors de la première présentation de cette pièce, elle était toujours en construction et se trouvait au centre d’une grande salle. Il était alors possible de tourner autour et de passer entre les portes fermées. Lors du diplôme, les côtés de l’oeuvre étaient inaccessibles, impossible d’en faire le tour, l’accent était mis sur le couloir, car le spectateur était obligé de passer par là pour accéder à la suite de l’installation. Lors de l’exposition Dans l’entrebâillement… enfin, nous avons cherché à faire une oeuvre commune avec Anne Lemarchand. Elle projetait une photographie sur un écran, percé en son centre par la première porte du couloir. Le spectateur entre ainsi dans l’image, mais à sa grande surprise, cette image continue de le poursuivre en se projetant sur la porte suivante. Elle le poursuivra ainsi jusqu’à la dernière porte qui le libère enfin de cette emprise.
Wednesday, April 1st, 2009
Categories Installations, Works
















